L'inspiration

 

Comment créer du contenu inspirant

 

Un sujet un peu différent des autres pour cet article, écrit dans le cadre d’un évènement organisé par le blog de Développement Personnel/Coaching/Entrepreneuriat « Blogueur Pro ». Cette publication sera divisée en 2 parties, la première représentant ma réponse au sujet donné (« Comment créer du contenu qui inspire votre audience ? »), et la seconde portant sur l’inspiration dans le Monde de l’Art. Quels étaient les modèles des artistes ? Sont-ils libres de choisir leurs sujets ? L’ont-ils toujours été ? Autant de questions auxquelles nous tenteront de trouver des réponses dans ce modeste article.

 

Allez, je vous emmène.

 

 

Remarque avant de rentrer dans le vif du sujet : je ne suis pas un professionnel de l’entrepreneuriat, je ne tiens pas un blog ou un compte d’inspiration, ni quoi que ce soit en rapport avec le Développement personnel. Je laisse ce sujet à des gens sans aucun doute bien mieux placés que moi pour en parler, et, le moins que l'on puisse dire, c'est que Blogueur Pro fait partie de ces autorités. Je vous conseille d'ailleurs d'y faire un tour, il y en a pour tout le monde. Je vous mets d'ailleurs le lien d'un article qui m'a bien plu (https://blogueur-pro.net/les-5-piliers-pour-etre-sur-de-reussir-ses-projets). De mon côté, je suis simplement un étudiant passionné par l’Art par ailleurs persuadé qu’il est possible de s’en sortir en-dehors des sentiers balisés que sont l’école et la société du travail d’aujourd’hui. Cela étant dit, nous pouvons nous lancer.

Selon moi, plusieurs points sont à prendre en compte si l’on souhaite inspirer une audience et lui transmettre un message positif. Premièrement, inspirer n’est pas « faire rêver ». Le but n’est pas de présenter aux gens quelque chose comme étant trop beau pour être vrai et probablement inatteignable pour le plus grand nombre. Cela a un nom, ça s’appelle vendre du rêve, et ce n’est pas le but ici. Inspirer les gens, c’est les motiver et les pousser à agir en leur montrant la voie. Leur prouver que leur objectif est ardu, mais atteignable.

Deuxièmement, je pense que pour inspirer une audience, il faut tout d’abord parler de ce que l’on connaît et de ce qui nous passionne. Cela peut sembler évident, mais sans passion, impossible de transmettre quoi que ce soit aux autres. Si moi je tiens un blog sur l’Art, c’est parce que c’est ce qui me passionne. Je pourrais sans doute faire un site sur le cyclisme ou sur le jardinage, mais le contenu ne serait intéressant pour personne : ni pour moi, puisque que ce sont des sujets auxquels je suis totalement indifférent, ni pour vous, car ce manque d’entrain de ma part se ressentirait forcément.

Ensuite, être proche de son audience paraît fondamental pour passer du savoir. Se placer d’entre de jeu comme une sorte de monsieur/madame je-sais-tout-et-ton-avis-ne-m'intéresse-pas est le meilleur moyen pour dissuader tout un chacun d’appliquer vos conseils. Au contraire, un blogueur/créateur de contenu proche de ses lecteurs ou de son public sera tout de suite plus apprécié.

Quatrièmement, peut-être le plus important, c’est de partager son expérience personnelle et parler de ce que l’on connaît. Alors, je sais ce que vous vous dites : « le gars nous dit de parler de ce qu’on connaît alors qu’on a quand même ici un étudiant en Art qui nous parle de motivation, on aura tout vu ! ». Et vous n’avez pas tout à fait tort. C’est pourquoi je me permets de rappeler ici que j’écris cet article dans le cadre de l’évènement Blogueur Pro, et que je ne souhaite en aucun cas me positionner comme une référence dans ce domaine, mais simplement vous partager mon humble opinion sur le sujet. Concernant l’expérience personnelle, il est basiquement plus instructif de discuter de quelque chose que l’on a réellement vécu personnellement, et donc à laquelle d’une part on peut donner une vraie plus-value, car on parle d’une situation ou d’un problème auquel on a déjà été confronté, et d’autre part parce que cela permet aussi d’être plus proche de son audience (Eh oui, tout se tient).

Pour finir cette première partie « inspiration », un dernier point, souvent mis de côté, me semble pourtant trop important pour ne pas être évoqué : l’échec. Par pitié, parlez de vos échecs, au moins autant que de vos réussites si ce n’est plus. Ce sont les échecs qui permettent d’avancer. Une réussite, c’est la confirmation que la méthode que l’on suit ou que l’on a mise au point fonctionne (que ce soit dans l’entrepreneuriat, le sport, les études, les amis…). Pour chaque réussite, ce sont 1, 10, peut-être même 100 échecs. Instant philosophie un peu bancale : aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, nous sommes habitués à ne voir que le succès, la réussite, et c’est un vrai problème, car la réussite devient petit à petit la normalité et les gens gèrent de moins en moins les échecs, puisqu'ils ont l’impression d’être des « ratés ». Alors que non, surtout pas ! Ce sont les échecs qui nous permettent de nous améliorer.

C’est tout pour cette partie sur « comment créer du contenu inspirant pour son audience ». Merci d’être resté(e) jusque-là. Passons sans plus attendre à la partie Histoire de l’Art…

 

 

 

Nous allons maintenant nous intéresser rapidement au sujet de l’inspiration d’un point de vue artistique, et voir un petit peu quelles sources les artistes utilisent et dans quelle mesure ces derniers sont libres de leurs choix. En prenant en compte l’ensemble de la production artistique de l’humanité, entre la préhistoire et le XIXᵉ siècle (c’est assez large), on peut noter 3 grandes sources d’inspiration : la Nature, la Religion et, plus tardivement, la vie quotidienne.

La Nature tout d’abord, car cette dernière représente à l’origine ce que tout un chacun peut observer. L’art rupestre en est le parfait exemple, où les hommes préhistoriques dessinaient les animaux qu’ils observaient et connaissaient. L’Art avait en l’occurrence un probable but éducatif également, puisqu’il pouvait servir de support à la tradition orale.

Par la suite, à partir de l’Antiquité, et jusqu’à la fin du Moyen-âge, c’est la religion qui prendra le dessus, et ce, dans des proportions titanesques : il suffit de voir que n’importe quelle église est décorée, si ce n’est de fresques ou de statues, au moins de vitraux à l’effigie des saints ou du Christ. Par ailleurs, c’est à la période médiévale que se développe l’enluminure, discipline dans laquelle plus de 95% des réalisations ont une signification religieuse (les manuscrits enluminés étant généralement des bibles ou des évangéliaires, cela s’explique).

À partir de la Renaissance, la Religion reste reine, mais la Nature reprend ses droits : des artistes de génie comme Léonard de Vinci ou Michel-Ange attacheront une grande importance au détail et à un réalisme parfois criant de vérité, autant en peinture qu’en sculpture. Après ça, la tendance ira plutôt aux représentations des rois et des seigneurs, des batailles, de la cour, bref, de la royauté et des évènements historiques, très souvent idéalisés : on appelle cela la peinture d’Histoire.

Il faudra attendre le XIXᵉ siècle pour voir apparaître de nouveaux genres faisant la part belle au quotidien et aux classes ouvrières : le réalisme et le naturalisme. Portés dans le premier cas par des artistes comme Edouard Manet ou Gustave Courbet, et dans le second par Émile Zola ou encore Émile Friant, les deux mouvements sont marqués par la volonté commune de représenter le réel tel qu’il est, sans l’adoucir ou l’idéaliser aucunement. Le Naturalisme se distingue néanmoins du réalisme par une recherche du détail encore accrue, presque scientifique.

Mais, souvenez-vous, je vous ai dit précédemment que ces trois « grandes » sources d’inspiration n’étaient valables que jusqu’à la fin du XIXᵉ siècle. En effet, le XXᵉ siècle ne fera rien comme les autres, avec l’apparition de mouvements beaucoup plus engagés et cherchant à redéfinir les codes de l’Art. Citons le Fauvisme qui, démarré en 1907, se caractérise par des représentations bariolées où les couleurs ne correspondent plus à la réalité observable ; le dadaïsme, crée en Suisse en 1916 et donnant à voir des œuvres se définissant comme absurdes et décalées ; ou encore le surréalisme, héritier du dadaïsme lancé en 1923 par André Breton et prenant les rêves entre autres sources d’inspiration. Le XXᵉ siècle se démarque avant tout par une grande prise de liberté d’un point de vue thématique, et cela s’explique en bonne partie par la perte en puissance de l’Église et plus généralement de la religion. Si cette dernière était en général polythéiste dans les empires européens, à l’image du culte romain ou du culte grecque, le catholicisme prendra en importance à partir de 380, date à laquelle il devient la religion officielle de l’Empire romain. C’est au Moyen-âge que cette influence est à son apogée : l’Église finance la majorité des créations artistiques, donc elle en choisit le sujet. Il aura fallu attendre le XIXᵉ siècle, puis le XXᵉ siècle, pour voir les sujets religieux devenir minoritaires.

 

Résumé du développement :

Pour cet article différent de d’habitude, nous nous sommes intéressés à ce vaste sujet qu’est l’inspiration, d’abord dans une perspective « entrepreneuriale », pour réussir à attirer une audience tout en étant soi-même rempli par ce que l’on propose, puis en faisant un saut dans le temps pour voir ce qui motivait les artistes et quelles ont été leurs sources d’inspiration.

Merci d'être resté(e) jusqu'à la fin de cet article, qui, je l’espère, vous aura plu,

On se retrouve dans le prochain (si ça vous dit) !

 

Il était une fois...l'Art

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